La question des poulets pourris relance une fois encore la problématique du contrôle qualité en Guinée.

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En effet,  bien des questions se posent. Comment en est-on arrivé là ? Quel est le rôle de l’office national du control qualité ? Qu’est-ce qui devait être fait une fois ces poulets découverts ? Par qui ?

Comment en est-on arrivé la ?

Le Contrôle Qualité : Le contrôle alimentaire désigne une activité officielle obligatoire de la réglementation qui incombe aux autorités nationales ou locales (Ministère, Office Nationale du Contrôle Qualité, Police Sanitaire…) chargées d’assurer la protection du consommateur et de veiller à la sécurité sanitaire, à l’intégrité et à l’adaptation à la consommation humaine de tous les aliments, au cours des stades de production, manutention, entreposage, transformation et distribution; les autorités doivent également veiller à la conformité des denrées alimentaires de sécurité sanitaire et de qualité, ainsi qu’à l’honnêteté et à l’exactitude de l’étiquetage.

Ceci dit, étant donné qu’il s’agit d’un aliment &produit en dehors du territoire national, des contrôles stricts devraient ciblés certains points critiques notamment :

  1. La nature du produit : quel est le produit transporté et dans quels conditions est-il transporté  étant donne que le code de la sante publique stipule : Article 86 : Toute importation d’aliments d’origine animale ou végétale requiert l’autorisation et le contrôle des autorités compétentes Dans cet ordre d’idée, il faut rappeler que tous les produits répondent à une certaine traçabilité suivant le codex alimentaire. Il faut particulièrement s’intéresser au fabricant ou aux conditions de fabrications/Productions, a l’emballage, a l’étiquetage et surtout aux date limites de conservation et de consommation ou d’utilisation optimale.

Date limite de conservation DLC: C’est une  date à ne pas dépasser car son dépassement représente un risque microbiologique. Il conditionne  la consommation  d’un aliment.

Date limite d’Utilisation Optimale : C’est une date dont le dépassement représente seulement un risque organoleptique. L’aliment ou le produit perd son gout originel mais reste consommable sans dommage pour la santé humaine.

  1. Entreposage et Stockage : L’ONCQ devrait déterminer avec précision les conditions d’entreposage et de stockage de chaque produit ou aliment rentrant ou produit dans le territoire. Il faut noter à ce niveau, que le code de la santé et de l’hygiène publique indique en son chapitre II, art65, 66… les caracterisques hygiéniques de magasins de vente des denrées alimentaires. Plus loin, le code précise particulièrement les conditions hygiéniques relatives à la viande et aux volailles.

Quel est le type de stock prévu (Sec, Positif, Négatif) ? Ccorrespond-il au type d’aliment indiqué?

Qu’est-ce qui devait être fait une fois ces poulets découverts ? Par qui ?

  1. Les conditions de distribution et/ou de vente :

Il est commode de rappeler pour qu’un site de production, vente ou distribution alimentaire soit mis en assurance qualité, il est nécessaire voir obligatoire de mettre en place un certain nombre des choses. Il s’agit des prérequis  selon la norme ISO 22000 :2018 (souvent connu via la Methode HACCP/ Hazard Analysis Critical Control Point permettant de déterminer d’éliminer et/ou  de gérer les dangers/risques biologiques, microbiologiques, chimiques et physico-chimiques lies au cycle de vie d’un aliment), et du minimum basique ainsi que des Bonnes Pratiques d’Hygiène BPH (Aménagement des locaux, Compétence et Qualification du Personnel…).

En dehors de cela, il faut :

Des Procédures : Autrement dit, écrire ce que l’on doit faire dans toute les circonstances y compris celles négatives.

Faire ce que l’on a écrit : En d’autres termes, suivre la procédure relative à ce que l’on doit faire. C’est la phase exécutoire  qui est vraiment critique.

Écrire ce que l’on a fait : C’est la traçabilité. Il faut qu’il y ai une documentation de tout ce qui a été fait, ceci dans le but de faciliter un audit futur (interne ou externe).

A la lumière de ce qui précède, qu’est-ce qui  devrait donc être fait après la découverte des poulets pourris ?

En pareil circonstance et en harmonie avec les normes et pratiques standards, une procédure de retrait devait être déclenchée. Cette procédure devrait tout d’abord identifiée l’ensemble des lots du produit concerné (Quantité, niveau de distribution et au pire de consommation…), isoler  puis rapatrier chacun des lots afin soit :

  1. De recycler celui-ci en éliminant le danger
  2. De faire subir aux lots un traitement adéquat permettant de s’en débarrasser sans porter atteinte ni  à l’environnement ni à d’autres personnes. En l’espèce, c’est ce dernier point qui devait être applique.
  3. Qui devait enclenchée cette procédure?

L’enclenchement d’une procédure de retrait est avant tout de la responsabilité de l’entreprise concernée. Cependant, celle-ci peut et doit être déclenchée par les autorités compétentes en la matière. L’ONCQ en l’espèce et ses services décentralisés (CF Article 161 du code de la sante Publique) et connexes (Police Sanitaire selonConformément aux Ordonnances n° 075/PRG/SGG/89 et n° 022/PRG/SGG/90).

 

Sow Ghaly, ING Qualité, Hygiène Sécurité Environnement

Tel : 620 84 44 79

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