Tir dans une boîte de nuit à Faranah:  la version des faits de colonel Boubacar Barry 

A la barre, le désormais ex-commandant du Bataillon Autonome de Faranah, le colonel Boubacar Barry, accusé principal, a reconnu les faits qui lui sont reprochés avant de donner sa version des faits, tels que passé.

 » Je suis arrivé ici à Faranah au mois mars 2022. Je n’avais pas de logement. C’est ainsi que je suis allé loger à hôtel d’Aboubacar Sidiki Oularé. J’y ai fait un mois là-bas, le temps pour moi de trouver un autre logement.
Le 22 août, il m’a invité à l’accompagner dans une boîte de nuit. On est arrivé à 02h du matin, on s’est installé. Comme d’habitude, on a commencé à danser, à rigoler…bref à s’amuser. Entretemps, mon pistolet de marque PA TT30 est tombé. L’arme s’est déclenchée, la balle a frotté Oularé.
Mais avant de rentrer dans la discothèque, j’ai enlevé ma boîte-chargeur. Je l’ai mise dans ma poche, mais j’avais oublié qu’il y’avait une balle dans l’arme. C’est dans mes mouvements que l’arme est tombée et s’est déclenchée.
Le matin (lendemain de l’incident, ndlr) j’ai reçu un coup de fil venant de ma hiérarchie, me demandant de donner des explications sur ce qui s’est passé. C’est ce que j’ai fait. Par la suite, on m’a demandé de rentrer à Conakry. J’étais en cours de route lorsque j’ai reçu un autre appel me demandant de passer par Kankan.
Ce que je peux dire : ce qui est arrivé est un accident, mais je reconnais ma faute. C’est ce qui a été à la base de mon limogeage de mon poste. Depuis 20 ans, je suis dans l’armée. Je n’ai nullement eu l’intention d’ouvrir le feu sur quelqu’un à plus forte raison sur mon ami FANTÔME. Le président de la transition, le colonel Mamadi Doumbouya m’a porté confiance en me nommant à ce poste. Je l’ai perdu, mais je m’en remets à Dieu.
Je ne bois pas d’alcool et il n’y a jamais eu une altercation entre Aboubacar Sidiki Oularé et moi ou avec quelqu’un d’autre dans la boîte de nuit. Il n’y a jamais eu un mauvais antécédent entre Oularé et moi. Quelques soit l’issue de ce procès, il reste et restera mon ami. Après l’incident, certains dans leurs versions ont rapporté au chef de l’Etat que j’aurais logé 3 balles à un citoyen qui a rendu l’âme pendant que j’étais en état d’ébriété. Ce n’est pas conforme aux faits », a expliqué l’officier.
Appelé à la barre, son ami, Aboubacar Sidiki Oularé dans son intervention, a passé un témoignage qui d’écharge son ami, le colonel Boubacar Barry, et dit n’avoir jamais porté plainte contre son ami et que c’est sur son invitation que le colonel Boubacar Barry s’est rendu en boîte.
Réagir