Des voleurs de bétail tuent 11 personnes au Kenya, dont 8 policiers

Au moins 11 personnes, dont huit policiers et un chef local, ont été tuées samedi par des voleurs de bétail qu’ils poursuivaient dans le nord du Kenya en proie à la sécheresse, a affirmé dimanche la police kényane.

Les vols de bétail ou les querelles portant sur des sources d’eau ou des pâturages sont fréquents dans les zones pastorales du nord du Kenya, frontalière de l’Éthiopie et du Soudan du Sud.

La police kényane a dénoncé sur Twitter une « embuscade criminelle et lâche par des voleurs de bétails contre le public et des officiers de police » dans le comté de Turkana, qui a fait selon elle 11 morts: 8 policiers, 2 civils et un chef local.

Les policiers tués étaient à la poursuite de membres de l’ethnie Pokot qui avaient attaqué un village et s’étaient enfuis avec du bétail.

Les autorités ont annoncé l’envoi sur place de renforts supplémentaires

En novembre 2012, quarante-deux policiers avaient été tués dans une embuscade d’une ampleur sans précédent dans le nord, dans la région de Baragoi.

En août 2019, toujours dans le nord, au moins 12 personnes avaient été tuées par des voleurs de bétail soupçonnés d’être des Éthiopiens d’ethnie borana.

Le Kenya, moteur économique de l’Afrique de l’Est, subit une sécheresse d’une intensité inédite depuis 40 ans, et la faim y touche au moins 4 millions d’habitants, sur un plus de 50 millions au total.

Quatre saisons consécutives de pluies insuffisantes y ont créé les conditions les plus sèches observées depuis le début des années 1980.

Rivières et puits se sont asséchés, les pâturages se sont transformés en poussière, causant la mort de plus d’1,5 million de têtes de bétail rien qu’au Kenya.

L’organisation météorologique nationale a mis en garde contre une possible hausse « des conflits humains et des conflits entre l’homme et la faune ».

 

AFP

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