Guinée : le premier ministre Goumou s’exprime sur la durée de la transition à la tribune des Nations-Unies ( discours )

Malgré la sanction de la CEDEAO contre la Guinée, le premier ministre Bernard Goumou qui ne décolère toujours pas reste ferme sur la durée de la transition.
Alors que les dirigeants de la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest ont exigé un chronogramme raisonnable dans un délai bref, sinon sans quoi, la Guinée va connaître de lourdes sanctions.

Sur la tribune, Bernard s’accentue sur le recensement général de la population, et donne raison sur les 36 mois même si dans le discours, il na pas parlé de sanction sur la Guinée.

Lisez :

‹‹ Concernant la durée de la transition, point de négociation centrale entre la Guinée et la Cedeao, il faut souligner que le contenu de la transition présenté en dix points comprend : un recensement général de la population et de l’habitat ainsi qu’un recensement administratif à vocation d’état civil. Ces deux opérations nécessiteront 24 mois pour leur réalisation et 12 mois supplémentaires seront nécessaires pour la tenue des trois scrutins programmés. Je n’insisterai pas assez sur le caractère impérieux de la réalisation du recensement de qualité pour l’établissement d’un fichier électoral incontestable qui garantira les processus électoraux transparents et les résultats acceptés de tous. A ce niveau, il faut rappeler que la question du fichier électoral a été toujours le point de discorde et de contestation des différents scrutins de ces dernières années en Guinée. La Guinée a adopté comme principe conducteur de cette transition le dialogue inclusif y compris avec la Cedeao, le renforcement de l’Etat de droit, la promotion des Droits humains et la reddition des comptes pour recoudre un tissu national fragilisé. Nous fondons l’espoir que les acteurs réticents dans un sursaut de conscience patriotique se joindront à ce cadre. Aujourd’hui, aucun obstacle ne se dresse sur le chemin du dialogue inclusif en république de Guinée, l’élaboration de la charte de la transition, la formation d’un gouvernement civil, la mise en place du Conseil National de la Transition (CNT), l’établissement de la Cour de Répression des Infractions Économique et financière (Crief), la récupération des biens spoliés de l’Etat. Toutes ses procédures engagées reposent sur l’indépendance totale de la justice »

Nous y reviendrons !

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