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Cellou Dalein Diallo conditionne son retour en Guinée à une « justice indépendante »

Toujours en exil, l’ancien Premier ministre guinéen Cellou Dalein Diallo dit ne pas envisager un retour à Conakry tant qu’il estime que l’appareil judiciaire reste sous l’influence du pouvoir de transition. Il prend pour exemple le sort réservé au général Sadiba Koulibaly et affirme avoir saisi la Cour de justice de la CEDEAO.

Cellou Dalein Diallo se dit toujours empêché de regagner la Guinée, après plusieurs années passées hors du pays. Interrogé sur l’éventualité d’un retour, le président de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG) a exprimé son désarroi, évoquant le cas du général Sadiba Koulibaly pour justifier sa prudence.

Selon lui, l’officier, une fois rentré au pays, aurait été « arrêté, radié de l’armée, jugé, condamné » avant de mourir en détention. « Il a été (…) assassiné dans les prisons », a-t-il affirmé, pointant un climat qu’il juge dissuasif pour les opposants.

« Il n’y a pas de justice », affirme le leader de l’UFDG

Dans ses déclarations, Cellou Dalein Diallo met directement en cause l’indépendance de la justice guinéenne. « Il n’y a pas de justice. La justice est au service de Doumbouya et de sa dictature », a-t-il soutenu, estimant que les décisions judiciaires seraient dictées par le chef de la transition.

L’ancien Premier ministre affirme également être perçu, avec son parti, comme une cible politique prioritaire. « Comme il me considère, il considère l’UFDG comme l’adversaire numéro un à abattre, je ne peux pas me prêter à ce jeu de rentrer et de dire que je viens défendre mes droits », a-t-il déclaré.

Plainte déposée devant la Cour de justice de la CEDEAO

Cellou Dalein Diallo assure toutefois qu’il se tient prêt à revenir dès que, selon ses termes, un cadre judiciaire impartial sera garanti. « Dès qu’il y aura une justice, naturellement, moi je serai là pour me défendre », a-t-il affirmé.

Il indique par ailleurs avoir engagé une procédure au niveau régional : « J’ai porté plainte (…) au niveau de la Cour de justice de la CEDEAO », a-t-il précisé, évoquant « un certain nombre de griefs » et « d’accusations » visant sa personne.

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