Guinée /Abdoualaye BALDE s’indigne sur la tuerie de fils : « Je ne pardonnerai jamais (….) ».

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La famille de Mamadou Bela BALDE, tué  dans la soirée du mercredi, 7 octobre  en marge de la ville-morte de l’opposition est toujours partagée entre indignation et consternation.

Le père biologique de la victime n’a pas encore fini de pleurer son enfant. Il dit n’avoir jamais pardonné les auteurs de cet acte ignoble sur son enfant.  

Dans ses témoignages, Abdoulaye BALDE  a raconté les circonstances dans lesquelles son enfant a été tué par balle réelle alors qu’il revenait du travail: « Mon fils est un diplômé sans emploi. Mais il s’efforce souvent à joindre les deux bouts grâce à son travail dans une petite usine à Gomboya. Alors, il quittait du travail pour rentrer à la maison, c’est là où les militaires qui étaient sur une moto l’ont tiré à bout portant avec un autre jeune. Ils ont tiré ensuite sur deux autres jeunes qui sont gravement blessés. Avant qu’on ne m’informe, il s’est trouvé  que les sages du quartier se sont occupés de lui. Après, le Corps a été transporté à l’hôpital Ignace Deen ». 

« Je me réserve le droit de saisir la justice, puisque Dieu existe. Je m’en remets à Dieu le Tout-Puissant. Mais je ne pardonnerai jamais ceux qui ont tué mon fils. Si les enquêtes sont faites et arrivent à terme pour connaître les coupables, je serai très heureux », a ajouté le père de la victime.

S’agissant de la question de savoir s’il apprécie le déroulement des manifestations qui laissent souvent des victimes derrières elles, M. Abdoulaye BALDE s’est abstenu de faire descommentaires. Mais il précise toutefois que le défunt n’était nullement dans un quelconque mouvement de manifestation: «  mon fils n’était pas dans la manifestation lorsqu’il a été tué. Même si c’était une journée ville-morte, il avait pu rejoindre son lieu de travail. Il n’a pas été tué parce qu’il jetait des cailloux et il n’était pas parmi les manifestants ».  

Lors qu’on était parti hier à l’hôpital a-t-il expliqué, « nous avons rencontré une délégation de l’UFDG qui a demandé de partir au domicile de Cellou Dalein. Arrivée chez le chef de file de l’opposition, nous avons été surpris de la mobilisation des gens comme si c’était chez la famille du défunt. La délégation nous a présenté ses condoléances, c’était aux environs  de 23 h ».

Concernant l’enterrement du corps au cimetière de Bambeto à l’image des autres victimes, il confie à notre rédaction que cela dépendra de sa famille respective pour savoir s’il est judicieux d’impliquer le parti de Cellou Dalein Diallo.

«  Il appartient à notre famille de prendre la décision. Mais notre famille en cout cas ne s’oppose pas à l’enterrement du corps comme les autres personnes tuées sur l’axe », a-t-il renchéri.

Thierno Amadou Oury BALDE

 

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