La Russie durcit le ton après un bombardement à Damas attribué à Israël

Moscou ne mâche pas ses mots après un bombardement attribué à Israël sur le sud de la capitale syrienne il y a 24 heures. Parmi les cibles, l’aéroport international de Damas où les vols sont suspendus. Le durcissement de ton à Moscou semble être la preuve d’une dégradation des relations entre Israël et la Russie.

Les images satellites sont très claires: les pistes civiles et militaires de l’aéroport de Damas sont hors service après un raid aérien attribué à Israël vendredi matin. Il n’y a pas eu de revendication du côté israélien, comme c’est le plus souvent le cas, mais les médias israéliens affirment que c’est un message pour mettre fin à l’utilisation d’avions civils pour transporter du matériel militaire iranien destiné au Hezbollah libanais.

Un message apparemment bien reçu à Moscou qui réagit de manière plus musclée qu’à son habitude après ce genre de raids. « Une attaque vicieuse contre des cibles civiles », « une provocation qui met la vie d’innocents en danger », « une pratique perverse contraire au droit international ». Ce sont quelques-unes des expressions utilisées par Sergueï Lavrov, le chef de la diplomatie russe pour condamner Israël.

Jusqu’à présent, les responsables israéliens se montraient très prudents dans leur prise de position sur le conflit ukrainien, précisément pour pouvoir conserver une liberté de manœuvre dans le ciel syrien. Le changement de ton côté russe pourrait remettre en question cet accord tacite entre le Kremlin et Israël.

rfi.fr

Réagir