L’artiste Américain, R. Kelly condamné à 30 ans de prison pour crimes sexuels

NEW-YORK-R. Kelly a été condamné, mercredi 29 juin 2022, à 30 ans de prison pour crimes sexuels par un tribunal de New York. En septembre 2021, la star déchue du R&B avait été reconnue coupable d’avoir dirigé pendant des années un « système » d’exploitation sexuelle de jeunes fans, hommes et femmes, dont des mineures. Ce procès ultra-médiatisé marque une étape majeure du mouvement #Metoo pour les femmes africaines-américaines.

Après la déchéance, la sentence. 30 ans de prison pour R. Kelly. Né Robert Sylvester Kelly, le chanteur de R&B, mondialement connu pour son tube « I Believe I Can Fly », était accusé d’avoir perpétré ces crimes, en toute impunité, profitant de sa notoriété.

Cette lourde peine contre le chanteur de 55 ans a été prononcée par le tribunal fédéral de Brooklyn, là où son procès il y a neuf mois avait levé le voile sur les crimes sexuels au sein de la communauté noire aux Etats-Unis.

Le parquet a fustigé Robert Sylvester Kelly, alias R. Kelly, pour s’être « servi de sa notoriété (…) pour faire de jeunes, fragiles et sans-voix, ses proies à des fins de gratification sexuelle ». Pour le procureur Breon Peace, R. Kelly n’a eu « que du mépris pour ses crimes dévastateurs et aucun remords pour son comportement ».

L’une de ses victimes, Lizzette Martinez, 45 ans, a dit devant la presse sa « reconnaissance » que « Robert Sylvester Kelly ait été mis à l’écart, qu’il reste loin sans plus pouvoir faire de mal à quiconque » après « les choses atroces infligées à des enfants ». Elle avait 17 ans à l’époque.

R. Kelly, qui a raconté dans son autobiographie avoir été violé quand il avait huit ans, a été reconnu coupable en septembre 2021 de tous les chefs d’inculpation: extorsion, exploitation sexuelle de mineur, enlèvement, trafic, corruption et travail forcé, sur une période allant de 1994 à 2018. Il a toujours nié les faits et son avocate a assuré mercredi que son client n’était « pas un monstre » et qu’il ferait appel de sa condamnation.

L’une de ses victimes, Lizzette Martinez, 45 ans, a dit devant la presse sa « reconnaissance » que « Robert Sylvester Kelly ait été mis à l’écart, qu’il reste loin sans plus pouvoir faire de mal à quiconque » après « les choses atroces infligées à des enfants ». Elle avait 17 ans à l’époque.

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