Grève des enseignants du 12 février : Le comité national des jeunes du SLECG désapprouve les méthodes du camp Soumah

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Une nouvelle grève générale est annoncée dans le secteur de l’éducation à partir du 12 février prochain. Le préavis du mouvement a été déposé par le groupe du syndicaliste « rebelle » Aboubacar Soumah, fraichement sorti vainqueur d’un congrès, jugé illégal et illégitime par les autorités et par la CNTG et L’USTG, les deux centrales syndicales, les plus représentatives du pays.

Cette grève en vue  pourrait à nouveau paralyser le système éducatif en raison de la forte implantation du camp Soumah dans les différents établissements d’enseignements.

C’est donc conscient des conséquences qu’une paralysie  risque d’engendrer dans les écoles guinéennes que le comité national des jeunes  du Syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée ‘’SLECG’’ a animé un point de presse à la maison commune des journalistes à Coleyah.

Il s’agissait pour ces jeunes de dénoncer le caractère unilatéral et illégal  de la grève que compte déclencher Aboubacar Soumah dès la semaine prochaine mais également faire le compte rendu de la mission de sensibilisation et d’information qui s’est rendue dans les différentes régions administratives pour rencontrer les enseignants, au cœur de cette guerre de leadership au sein du SLECG.

S’agissant de la grève du 12 février prochain, le comité national des jeunes du SLECG a exprimé tout son désaccord face à la méthode utilisée par le groupe des dissidents.

« Nous, nous pensons que nous ne parlons pas de grève. La grève de novembre dernier était à l’issu d’une incompréhension. Et quand les mêmes personnes projettent une autre grève, nous pensons qu’ils n’ont qu’à mettre de l’eau dans leurs vains pour que nous continuons à travailler ensemble. Et ceux-là qui sont entrain d’agrémenter cette grève, n’ont qu’à chercher à s’informer. Que nous nous ne souhaitons pas d’abord en tant qu’enseignants, syndicalistes et parents d’élèves parler d’une nouvelle grève par ce que nous ne soutenons pas qu’il y’ait une année blanche dans notre pays. Donc ils (les Camarades Soumah) n’ont qu’à revenir à de meilleurs sentiments pour qu’on puisse faire ce dialogue entre nous pour ne pas qu’il est dérive. C’est cet appel que nous sommes venus lancer » a déclaré Kadiatou Bah, chargé des conflits et négociation au SLECG.

Dans le but d’étouffer la prochaine grève des enseignants, voulue par l’équipe de Soumah, ces jeunes avaient dépêchés des missions à l’intérieur du pays et dans les 5 communes de Conakry. L’objectif étant d’informer et de sensibiliser les enseignants. Au retour des missionnaires, un constat se dégage selon la camarade Bah

« Nous, nous rassurons qu’il  y a eu beaucoup d’informations qui ont été données à la base à l’intérieur du pays et dans les communes de Conakry.  Nous avons constaté qu’ils (les enseignants) étaient en manque d’informations et ou en insuffisance d’informations notamment sur les acquis obtenus par le SLECG lors des dernières négociations tripartites de 2016 et de 2017. L’effritement qu’il y a aujourd’hui au sein de SLECG, ils n’étaient pas informés. Et nous, nous sommes rassurés que ces jeunes enseignants et les anciens avec les quels, ils évoluent, ils ont eu beaucoup d’informations et que nous essayerons de travailler en synergie d’action pour que le peuple de guinée pense que le SLEG et la FSPE sont deux familles syndicales qui défendent les intérêts de ses travailleurs ».

Reste à espérer que les enseignants entendent cet appel du comité national des jeunes du SLECG.

Verdict le 12 février prochain !

Mamadi Terna Kamissoko

622 55 29 17

 

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